Jéricho, Jéricho, corne pleine
Où croît la rose des victorieux cagots
Partis pour les croisades
Où Rahab sur l'asphalte
Vaut la loi et les prophètes.
Amusettes, trempettes
Dans les piscines d'Heshbon,
De Moab, d'Ammon et de Jerimadeth.
Des palefrois, montés par des soudards,
Paillards, vaguement grognards
Refoulant le pommard et goguenards,
Porteurs d'étendards,
Rompus au traquenard,
S'abattent aux lupanars
De la ville aux feux aléatoires
Du solstice d'hiver.
Le prêtre et le lévite passent l'outre
Au marchand de sable,
Le ça marri tintinnabule
En descendant au train léger
Des grelots de son âne
Battant du sabot
Sur les cailloux du chagrin.
Et pisse le sang des veines
De l'humain prostré
Dans les sables du destin.
Il lui fit des pansements d'huile et de vin
Et le chargea de ses remords.
L'hôtelier lui présenta la soustraction
Et reçut des serrements de cœur.
- Lequel te semble le plus lointain
de l'homme
tombé aux mains des extravagants ?
- C'est l'échangiste, répondit l'autre,
juché sur son trente et un.
Peut-être qu'il avait commandité
La pantomime, pour achalander
son boui-boui !
- C'est ça ! Effet de mêmes !