J'ai créé un site en janvier 2000 sous la forme d'un ouvrage en constante évolution. J'y fais parfois des retouches et je pense m'y remettre un peu cet automne. Il suffit de taper Un Tracé dans l'incertain pour y avoir accès.
J'ai été séduit en décembre 2012 par l'idée d'un blog. J'avais l'intention - moi qui vais entrer avant la fin de cette année dans ce que les professionnels de l'aide à la personne appellent élégamment le cinquième âge - de déposer au moins 70 textes, soit 70 fragments sur Overblog, mais sans la moindre image. Je m'obstine à distinguer l'expression verbale de la création plastique. Je pratique fréquemment en amateur la photo, la prise de vues, le montage vidéo, avec tout juste des titres, avec un accompagnement musical, surtout sans commentaire. Je ne mêle pas les deux genres.
Le nombre biblique, très symbolique, de 70 fragments a été atteint non sans mal au cours de l'été qui s'achève. En effet, j'ai bien compris qu'Overblog évoluait et que ceux qui y seraient invités devraient changer de plate-forme. Au mois d'août je n'arrivais plus à rien y déposer, sans rencontrer des obstacles jusque-là inconnus. Et puis, le 10 septembre, j'ai tenté une rentrée. En informatique, il suffit bien souvent de rebooter pour s'en sortir ! Mon 70e texte s'est édité sans encombre.
Et maintenant ? D'une part, j'ai envie de poursuivre un blog. Ce n'est pas un journal, ce n'est pas un feuilleton, ce n'est pas la même chose qu'un site. C'est un genre qui a poussé dans l'Internet et qui prend des formes très diverses, souvent illustrées à gogo. Le blog est pour moi l'occasion de mettre au propre des instantanés, de courtes synthèses suscitées par l'actualité ou par une conversation, de me défouler en reprenant un bout de papier griffonné il y a des années. Au début, mon intérêt était centré sur ma ville, une ville que j'aime. J'y reviens toujours, mais elle me suggère de fréquentes échappées buissonnières.
Je ne sais pas si OVERBLOG m'invitera à migrer sur sa nouvelle surface. J'ai l'impression d'être ici un égaré, un attardé, un obstiné. D'autant plus qu'en agnostique confirmé, je ne cherche en aucune façon à vendre ma marchandise. Je me laisse regarder par quelques passants éventuels et par quelques amis qui me disent aller y voir.
Si, soudain, l'on ne me retrouvait plus à cette adresse, c'est que j'aurais basculé au bout du chemin de la vie, une vie que j'aime toujours malgré sa bizarrerie étonnante, ou bien qu'Overblog ne m'aurait pas attiré dans son nouveau champ. Alors, vous trouveriez des infos sur mon site.