Etonnante, la rue de la Gomondière. Les espaces de stationnement pour les voitures sont délimités sur les trottoirs, au ras des murets et des grilles de clôture. Piétons, cyclistes et automobiles en circulation se partagent la chaussée. Une raison sûrement. Faut-il remonter à la création de cette voie pour le savoir ? La vie, on ne l'encadre pas si facilement. Combien de rues dans cette situation inversée ?
Dans le même secteur, le Jardin des Ormeaux vient de connaître une heureuse extension. Inauguré le 21 septembre 2013, il atteint désormais la surface de 1800 m². D'abord on y traverse, comme indiqué, par une liaison verte, de la rue Ginguené dans celle de la Caliorne, de la rue perpendiculaire des Ormeaux dans celle de Riaval. Parmi les nouveautés accessibles, l'ombre d'un superbe tilleul, une deuxième aire de jeux pour les enfants, une marelle (j'ai sauté de la Terre au Ciel, ravi comme un gosse), une allée de boules, une sorte de mare minérale, où ont été repiquées des plantes aquatiques, qui rappellent celles de la promenade des Bonnets Rouges. A ce propos, j'aime redire le bonheur d'emprunter long de la Vilaine cette dernière promenade, dont la loue paysagère a été si réussie. Si parfaite que la végétation couvre maintenant les tags. Rien de mieux que cette solution chlorophyllienne pour en venir à bout.
La verdure investit progressivement la pierre, la brique, le béton, le verre et le métal. Ce n'est pas seulement tendance, comme on va le voir dans le Cap Mail de Jean Nouvel. C'est la demande expresse de l'humanité qui devient de plus en plus urbaine. Les oiseaux se sentent à l'aise parmi nous. Les abeilles reviennent en confiance dans la cité.