Violences sur le globe. Bien avant la vie, ça tremble, ça crache, ça déborde et ça continue. Bien avant l'apparition de l'homme, dans la chaîne alimentaire, pas de répit : elle est sûre d'elle sur l'écran la lionne, très accompagnée, qui traîne une gazelle ou sa cousine par la gorge avant la curée. Notre espèce est apparue et là, à côté de ses chefs-d'oeuvre en progression, dans le gamme de la cruauté et des horreurs, elle pratique la croissance exponentielle.
Insomnie. Je rumine de nouveau sur cette situation dont l'origine reste impensable. Surtout du fait de la mise en présence, ressentie par un plus grand nombre aujourd'hui, des différentes réponses théoriques de chaque civilisation, plutôt dérisoires. Près de la femme que j'aime et qui dort, je cale mes écouteurs et je zappe d'une station à l'autre. S'évader à Cannes, un instant. C'est Arielle qui parle. Oui, Arielle Dombasle. Oui, Rohmer, Lucchini, Arielle. Vous savez, l'Arielle de Perceval le Gallois, en 1978. Cette nuit une radio fait entendre quelques-unes de ses phrases sur son film hors compétition, Opium, qui doit être projeté dans les salles à la rentrée. Arielle présente dans cette comédie musicale filmée le polyvalent créateur de beautés de toutes sortes, JEAN COCTEAU. Elle évoque son lien à Raymond Radiguet, l'auteur du Diable au corps, dont la vie fut brisée à 19 ans par une typhoïde. Arielle Dombasle souhaite que le temps, si court pour chacun, passé sur cette planète, soit consacré à l'amour. Merci, Arielle.
Demain, notre ville, qui a réalisé pour les jeunes alliant les capacités de la roue et de la roulette à l'habileté du corps humain un StreetPark, tout près de la Cité judiciaire, là où l'Arsenal autrefois préparait et alimentait les guerres, vivra la 31e édition de Rennes sur Roulettes. La roue, mise en œuvre vers 3 500 avant notre ère, fut décisive sur les chemins de notre espèce. Que tournent les bobines du film d'Arielle pour l'amour. Que roulent les roulettes, demain dimanche. On ne peut pas marcher indéfiniment.